Séances 2007

 

 

20 décembre 2007 : Séance à thème : "Virus et alimentation".

 

 

8 décembre 2007 : AFVAC Congrès 2007 - CNIT : Séance de l'Académie Vétérinaire sur : " Les risques zoonotiques en pratique canine".

 

 

6 décembre 2007 : Séance à thème : "Cardiologie".

 

 

22 novembre 2007 : Séance de communications libres.

  • Christian DUMON : Informations sur l'enseignement vétérinaire de création récente à Madagascar.

 

 

8 novembre 2007 : Séance à thème : "Présence vétérinaire dans la Sécurité du Médicament".

 

 

25 octobre 2007 : Séance à thème : "Médicament vétérinaire".

Christophe HUGNET : Problèmatique d'utilisation des anticancéreux en pratique vétérinaire.

 

 

4 octobre 2007 : Séance à thème : "Médicament vétérinaire".

  • Nadia NAFFAK : Stratégies antivirales.
  • Brigitte ENRIQUEZ : Pharmacovigilance vétérinaire : objectif, mise en œuvre et résultats.

 

 

21 juin 2007 : Communications libres.

  • Marc ELOIT : Zoonoses virales et mécanismes de franchissement de la barrière d’espèce.
  • Hervé BOURHY : Actualités sur la rage. Présentations d'ouvrages.

 

 

7 juin 2007 : Séance à thème : "Pathologie équine".

Texte reçu de notre collègue J.P Rousseau :

Visite du 7 juin 2007.
Une quinzaine de collègues ont suivi la visite de l’Institut de Pathologie du Cheval, situé sur une douzaine d’hectares à Goustranville, près de Dozulé dans le Calvados, à l’invitation du Professeur Jean-Marie Denoix, directeur du CIRALE et du Docteur Claire Laugier, directrice du Laboratoire d’Etudes et de Recherches en Pathologie équine. Le Conseil régional (CR) de Basse Normandie, tenant compte au plan économique, de l’importance de la filière équine dans la région, a fortement aidé à la création et au développement de cet Institut.


La matinée a été consacrée à la visite du Centre d’Imagerie et de Recherches sur les Affectons Locomotrices Equines (CIRALE), en fonctionnement depuis 1999. Exploité par l’Ecole Nationale vétérinaire d’Alfort dans le cadre d’une convention avec le CR de Basse Normandie, ce centre a une triple vocation : diagnostic, recherche et enseignement ; son activité clinique lui assure l’autofinancement de son fonctionnement, dont celui de 13 salariés (personnel techniques et résidents).

L’Académie avait déjà eu connaissance des recherches poursuivies par l’équipe des Professeurs J.M. Denoix et N. Denoix-Crevier, lors de plusieurs présentations à Paris, dont les plus récentes, celles de la séance du 4 mai 2006, ont décidé de cette visite (Bull. Acad. Vét. de France, 2007, 160,19-31). Aussi, le Professeur JM Denoix a t-il focalisé son exposé et la visite sur les moyens diagnostiques remarquables dont dispose son équipe, moyens utilisés selon un protocole rigoureux.

Un examen clinique classique est effectué, examen physique mais aussi dynamique, le cheval pouvant être filmé sous toutes les allures, sur des sols variés, les images étant enregistrées sur caméscope pour affiner l’observation. Le choix de la technique d’imagerie dépend de cet examen préliminaire.

L’échographie et la radiographie suffisent généralement pour assurer un diagnostic. La technique "vidéo" est aussi utilisée dans le cadre de la médecine sportive pour des chevaux de compétition ; ceux-ci sont engagés sur un tapis roulant dont on peut faire varier la vitesse: outil de diagnostic des affections locomotrices de ces sportifs, elle est aussi outil de recherche pour l’analyse cinématique du mouvement dans les conditions physiologiques. Pour des examens plus approfondis, le CIRALE possède un équipement unique de scintigraphie et d’imagerie par résonance magnétique (IREM), matériels conditionnés pour les examens en médecine humaine et adaptés à la médecine du cheval.

La scintigraphie peut se réaliser sur le corps entier et est un outil de dépistage d’anomalies osseuses : elle permet en particulier de révéler des fractures de fatigue, invisibles par les autres techniques.

L’IREM est utilisée pour des examens localisés, ciblés sur la partie basse des membres et la tête. Le CIRALE est un centre unique en son genre où l’ensemble des données recueillies par la clinique sert de base pour l’enseignement universitaire et post-universitaire et nourrit la réflexion scientifique à l’origine de projets de recherche originaux. En retour, les résultats des recherches menées sur le centre sont immédiatement utilisables pour améliorer les moyens de diagnostic.


Nous avons été reçus dans l’après-midi par C. Laugier qui nous a présenté son laboratoire, un des 12 laboratoires de l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Il a pour objectif l’étude des maladies infectieuses et parasitaires des équidés en s’appuyant sur quatre services. Le service d’épidémiologie gère le réseau national d’épidémiosurveillance des pathologies équines (RESPE), en particulier des syndromes respiratoires d’origine virale et des affections neurologiques d’origine infectieuse.

Il mène localement des enquêtes épidémiologiques dans les élevages bas-normands présentant un taux de mortalité ou de morbidité anormalement élevé. Les missions du service de microbiologie-immunologie sont d’améliorer les techniques de diagnostic, de promouvoir de nouveaux vaccins en vue de la prophylaxie médicale, d’étudier l’immunité et le pouvoir pathogène des agents infectieux équins. Il étudie ainsi actuellement les facteurs de virulence de l’agent pathogène de la rhodococcose du poulain, mettant au point un vaccin en cours d’essais sur le terrain. Il développe les outils moléculaires pour le diagnostic et la caractérisation de l’agent pathogène responsable de la métrite contagieuse équine. Le service de parasitologie a pour rôle d’améliorer les techniques de diagnostic des maladies parasitaires et de recommander des méthodes de prophylaxie dans les élevages équins. Il a entrepris, par exemple, une étude de l’influence du climat de la région, sur le cycle biologique des larves L3 des strongles gastro-intestinaux.

Le service d’anatomie pathologique est remarquablement équipé et réalise les autopsies à la demande des professionnels ; de ce fait, en rassemblant les données histo-pathologiques dans le cadre des interactions hôte-agent infectieux ou parasitaires, il constitue un réel observatoire des maladies équines à partir des autopsies pratiquées. Outre les activités de recherche et développement entièrement au service de la pathologie équine, le laboratoire est aussi engagé dans des formations sur la pathologie néonatale et parasitaire des équidés. Il organise des stages d’initiation aux techniques d’autopsie et de laboratoire et à la pratique de l’épidémiologie.
En résumé, nous avons découvert un ensemble, entre les deux structures, d’une quarantaine de spécialistes dont les activités sont entièrement consacrées à la pathologie du cheval, que la Région de Basse Normandie a su conforter sur un site exceptionnel, grâce à des aides financières bien ciblées portant à la fois sur les bâtiments, l’équipement et sur des programmes de recherches, en complément de dotations d’origine nationale et/ou européenne. JP Rousseau.

Par une journée couverte et fraiche, nous nous sommes retrouvés vers 10h 30 à Dozulé en Normandie afin de visiter d'une part en matinée, le CIRALE et d'autre part à proximité du premier site dans l'après midi, le LERPE (AFSSA).

 

Le Centre d'Imagerie et de Recherche sur les Affections Locomotrices Equines (CIRALE) a ouvert ses portes à Goustranville en Normandie dès la fin 1999. Les affections locomotrices étant les principales causes de perte économiques dans l'élevage et l'exploitation sportive des chevaux, le CIRALE, structure unique au monde, se consacre à l'étude de la pathologie ostéo-articulaire et musculo-tendineuse du cheval.

Le CIRALE a une triple vocation, diagnostic, enseignement et recherche. Le CIRALE est une idée du Conseil Régional de Basse-Normandie qui voulait garantir aux yeux des Français et des étrangers, la qualité sanitaire de son cheptel équin. En 1993, Jean Marie Denoix , directeur du CIRALE, professeur d'anatomie et responsable de la clinique équine de l'ENVA, est contacté pour développer ce Centre Pilote destiné à valoriser la production du cheval de selle français et du cheval de sport en améliorant ses performances. Nous remercions très vivement notre confrère pour la qualité d e son accueil.

Le CIRALE fait appel à des technologies de pointe en matière d'imagerie médicale, jusque-là réservées à l'homme.

Aujourd'hui, elles sont mises à la disposition du cheval. Il s'agit de la thermographie, de la radiographie numérique, de l'échographie haute définition, de la scintigraphieet enfin de l' Image à Résonance Magnétique (IRM).

Il s'agit d'une clinique de cas référés, recevant toutes sortes de chevaux sont reçus au CIRALE.

Qu'ils soient des champions sportifs de haut niveau ou de simples chevaux de randonnée, ils bénéficient tous de la même attention

 

Par contre, un propriétaire ne peut pas présenter directement son animal, il faut que la demande soit faite par un vétérinaire.

 

 

Le LERPE ou Laboratoire d'Etudes et de Recherches en Pathologie Equine nous a été présenté par notre consoeur, le Dr. Laugier Claire. Ce laboratoire d'une vingtaine de collaborateurs a pour objectif principal, l'épidémiosurveillance et l'épidémiologie des affections équines majeures avec deux axes, le diagnostic et la prévention des maladies infectieuses et parasitaires (pour en savoir plus lien a faire dozulo).On notera l'importance de l' Epidémiosurveillance nationale et de l'intérêt de disposer de banques de données à visée épidémiologique (réseau RESPE). En dehors du Service d’Epidémiologie, celui d’Anatomie permet la réalisation d’un observatoire nécropsique avec plus de 300 autopsies annuelles. Le Service de Microbiologie s'intéresse tout particulièrement à la rhodococcose et à la métrite contagieuse et à leur prévention avec le développment d'un vaccin chez l'adulte (jument) et plus récemment chez le jeune. Enfin le Service de Parasitologie s'intéresse à la prévention des helminthoses d’élevage.


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